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Herméneutique

 
 
Préface de Thomas Römer, 
Professeur au Collège de France
 
 
Lien vers http://www.berg-international.fr/ouvrage-675-14-Jésus-Christ,-sublime-figure-de-papier 
 
 
NB Attention sur Internet à tous les sites en ml., cf., etc. qui promettent un chargement du livre en pdf. ILS SONT TOUS FRAUDULEUX. 
 
 
in english Lien vers https://vridar.org/2019/05/23/new-french-mythicist-book 
Lien vers https://vridar.org/2020/03/18/how-jewish-gospels-became-christian-gospels/#comment-101391 
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https://vridar.org/tag/charbonnel-jesus-christ-sublime-figure-de-papier
 
 
4e de couverture : 
POINTS FORTS Un livre sérieux sur l’inexistence de Jésus ! Pas de querelle contre le christianisme, pas de dénonciation d’une manipulation, mais une immersion du lecteur dans la culture juive de la Bible hébraïque, et la mise en évidence des mécanismes intellectuels qui ont permis l’écriture de ces œuvres d’art admirables que sont les Évangiles : Jésus-Christ est une ‘’figure de papier’’, c’est-à-dire inventée dans l’écriture, mais sublime, car liée aux plus grandes attentes de la Bible juive. Profondément scientifique, argumenté, ce livre est écrit par une philosophe de culture chrétienne, et attachée à ses apports de civilisation. 
Depuis plusieurs siècles, les esprits critiques qui refusent à juste titre la foi en un Dieu fait homme croient pouvoir se replier sur une distinction faussement simple : entre un ‘’Jésus historique’’ (mais dont on ne sait rien) et un ‘’Christ de la foi’’ qu’on laisserait au domaine religieux. Cette position est une impasse, dont il est urgent de sortir. La véritable scientificité consiste à examiner comment les textes évangéliques appartiennent à la culture hébraïco-grecque du midrash : tout se passe dans le texte et uniquement en lui, conformément aux textes sacrés hébreux où la parole et la réalité ne sont pas différenciées. Il ne faut rien exclure de ce qui arrive aux personnages des Évangiles, miracles compris, puisque cela fait partie intrinsèquement de leur signification. De plus, la figure du personnage Jésus (Yeshoua, M. Salut) est le résultat d’une double ‘’personnification’’ : celle du peuple juif et de la présence de Yahwé dans son peuple. Les rédacteurs des Évangiles ont procédé à un admirable travail, en dehors de toute existence historique des personnages, et en dehors aussi des catégories que l’on a l’habitude de manier (légende, littérature, etc.). Il s’agit de textes entièrement symboliques, et entièrement élaborés dans le cadre du judaïsme de l’époque. Seule une confusion herméneutique, c’est-à-dire le fait de prendre au propre ce qui devait être pris au figuré, accentuée par la multiplicité des langues utilisées à l’époque (hébreu, araméen, grec), explique la croyance ultérieure en un homme existant. Nous devons tous nous réapproprier des œuvres de pensée aussi étonnantes. 
 
L’auteur : Professeur des Universités en Philosophie, Nanine Charbonnel spécialiste des questions d’herméneutique, a élaboré une théorie philosophique de la métaphore et de la ressemblance, et propose une relecture de la modernité en liaison avec la (mauvaise) compréhension du sens propre et du sens figuré. 
 
 
 
° Voir CR dans Le Monde de la Bible, n°222 (septembre-nov. 2017), p.142 (par Estelle Villeneuve): "Sa magistrale démonstration..." : 
Un pavé dans 
la mare
 
JÉSUS-CHRIST, SUBLIME FIGURE 
DE PAPIER par Nanine Charbonnel, éd. Berg 
international, 500 p., 28 €. 
 
Il y a des questions qu’il 
faut avoir le courage de 
poser en toute sérénité 
et par rigueur intellectuelle, 
quand bien même 
elles dérangent. Jésus a-t- 
il existé ? est de celles-là. 
Face aux problèmes historiques 
que soulèvent les récits évangéliques, 
les historiens ont répondu en distinguant 
un « Jésus de l’histoire » et « un 
Jésus de la foi », celui-ci débordant 
celui-là. Pour la philosophe suisse 
Nanine Charbonnel, cette dichotomie 
n’est pas satisfaisante et freine l’avancée 
de la recherche vers un champ 
dont elle démontre avec succès 
la fécondité : l’étude des Évangiles 
comme œuvres midrashiques, c’est-à- 
dire comme interprétation des 
Écritures selon la méthode développée 
par le judaïsme rabbinique. Le 
Christ serait ainsi une figure symbolique 
élaborée dans le cadre de 
l’herméneutique juive du Ier siècle. Si 
la thèse de Nanine Charbonnel sape 
le principe même de l’Incarnation à 
la base de la théologie chrétienne, il 
ne faudrait pas l’assimiler pour autant 
à l’athéisme anticlérical dont le philosophe 
Michel Onfray s’est fait le 
champion. Sa démonstration magistrale 
est moins une dénonciation de 
la foi qu’une invitation à retrouver le 
sens profond qui animait les fondateurs 
évangéliques du christianisme. 
Pour sauver le « Jésus de l’histoire », 
il faudra que les historiens affûtent 
leurs arguments. Ou que la théologie 
accompagne l’évolution de la science 
dans une acception vivante de la tradition 
à ne pas confondre avec une 
« boîte de conserve », comme le disait 
avec humour le prédicateur jésuite 
François Varillon.
E. V. 
 
Estelle Villeneuve 
est archéologue, 
spécialiste du Proche-Orient 
ancien et journaliste 
au Monde de la Bible
 
[seule rectification : je ne suis pas suisse, mais française... NC] 
 
 
°Voir aussi Jean Kalman, déc. 2017
Lien vers http://www.garriguesetsentiers.org/2017/12/jesus-une-figure-midrashique.html 
ou  
Lien vers https://www.amazon.fr/product-reviews/2370201096/ref=acr_search_see_all?ie=UTF8&showViewpoints=1 
 
 
°Voir aussi Michel Théron, septembre 2018 Lien vers http://www.michel-theron.fr/2018/08/invention.html 
 
 
 
°Voir aussi Jean-Baptiste Soufron, septembre 2018 
Lien vers https://www.amazon.fr/product-reviews/2370201096/ref=acr_search_see_all?ie=UTF8&showViewpoints=1 
site Amazon 
9 septembre 2018 Achat vérifié 
5 sur 5 étoiles 
Innovant, érudit et passionnant  
Incroyable ouvrage, dont on sent qu'il a fait l'objet d'une genèse difficile, mais qui fait la synthèse de ce qui représente aujourd'hui des dizaines d'années de travail depuis l'intuition de Bernard Dubourg que les évangiles ont en fait été écrits en hébreu et qu'ils correspondent à des textes juifs traditionnels. Face à ce genre de révolution herméneutique, il faut les digérer pour pouvoir les réexpliquer, les compléter, les vulgariser. C'est ce qu'avait Maurice Mergui, de façon très systématisante. Mais c'est ce que fait bien mieux Nanine Charbonnel qui profite avec bonheur de son expérience de professeur, et qui réussit à englober le travail de Dubourg et de Mergui, pour les dépasser, s'efforçant de démontrer que le christianisme serait d'abord une incompréhension des évangiles, prenant pour un récit historique ce qui n'était qu'un récit symbolique. Et en plus - passé les premières pages - le tout se lit comme un roman. 
 
 
°Même les dominicains se mettent à lire ce livre... Bravo !  
Lien vers https:://www.abbayedeboscodon.eu/homelies/> 
Abbaye de Boscodon, voir Homélie du 23 août 2020 
Cependant, l'attaque psychologique contre moi ("elle prétend que tout le monde avant elle s’est fourvoyé dans la manière d’étudier la question «Jésus », et dans l’interprétation des récits le concernant") n'a pas lieu d'être, puisque je cite abondamment David Friedrich Strauss, et de nos jours Bernard Dubourg et Maurice Mergui. Qui veut noyer son chien... 
 
 
 
°Voir une rapide promenade dans quelques thèses de mon livre 
Lien vers https:///patricefaliph.wordpress.com/2018/07/02/jesus-christ-sublime-figure-de-papier-par-nanine-charbonnel 
 
°voir un important blog en anglais 
Lien vers https://vridar.org/2019/05/23/new-french-mythicist-book/ 
 
NB Me classer en ’’mythiste’’, ne me convient pas vraiment: au sens courant, oui puisque je ne crois pas à l’existence de Jésus, mais pas au sens scientifique, car les mythistes du début du XXe sl ne faisaient aucun appel au judaïsme, au midrash, à l’hébreu, et rabattaient tout sur les mythes grecs, ce que je refuse absolument. Je ne soutiens pas la ''thèse mythiste'', mais l'''hypothèse midrashique''.  
 
 
 
°Voir une introduction de ma part: Nanine Charbonnel,''Les Évangiles comme midrash'', dans le n°172 (décembre 2017) de la revue Approches  
Lien vers http://revue-approches.fr/boutique/revue-materielle/n172-les-promesses-du-commencement/  
voir ce texte en anglais à la fin de ces pages (ci-dessous après la Table des matières) 
 
 
°Table des matières du livre : 
 
PRÉLUDE 
 
1ère Partie : ''Ancien Testament'' : 
la Bible hébraïque faite d'attentes 
au sein du texte 
 
1eP. CHAPITRE I PHILOSOPHIE ET ANCIEN TESTAMENT : 
DES IMPASSES HERMÉNEUTIQUES
 
Malaise de la philosophie occidentale (et particulièrement française...) à l'égard de la Bible 
I « Tirer quelque chose qui nous rende meilleurs » : la tentation de la ''moraline'' 
Quelle moralisation ? 
Rousseau : du refus de s'intéresser aux Écritures, ... à la pensée de la Nature comme Texte de Dieu  
II La ''(pseudo)rationalisation'' par naturalisation 
Une herméneutique paradoxalement faussée par des Lumières naturalistes 
Josué ou le miracle expliqué ''naturellement'' 
Insuffisance de la méthode dite historico-critique 
III Des outils peu pertinents 
Les genres littéraires ? 
Des mythes ? 
Essai de salut de la théologie par le retraitement philosophique du mythe ? 
 
1eP. CHAPITRE II 
UNE LANGUE HÉBREUE QUI PROMEUT 
UN SACRÉ BIEN PARTICULIER
 
I L'hébreu: des mécanismes de sens foncièrement différents de ceux du grec ou du latin 
L'écriture des seules racines : la vie donnée aux mots par ''l'esprit'' (la voix des voyelles) 
On peut alors se trouver dans une véritable mystique de la lettre 
Or ces mécanismes interviennent à l'intérieur même des récits bibliques 
Une herméneutique (de production du texte autant que de compréhension) basée sur des jeux de mots 
II Un Dieu intimement lié à ces mécanismes de langage 
YHWH est identique à la Parole, à la Voix, au Souffle 
La Divinité en tant que Voix implique une conception particulière de l'unité : une unité qui a besoin d'une altérité 
Un rapport inouï entre le texte et son herméneutique : la Torah orale au sein même de la Torah écrite, et réciproquement 
Le point essentiel : une identification entre Parole et Acte ! 
Un type nouveau de présence divine, par delà le temps 
Le rapport à YHWH, apogée du rapport de l'écrivain à son texte ? 
 
1eP. CHAPITRE III 
UNE TEXTUALITÉ UNIQUE EN SON GENRE
 
I Une oscillation constitutive des personnages entre individuel et collectif 
La notion de ''personnalité corporative'' 
Les motivations extérieures de cette création de tels personnages : la production de modèles d'unité 
Les mécanismes utilisés : langue, ou rhétorique, ou rhétorique prise-au-propre ? 
La Personnification rhétorique, et sa prise-indue-au-propre 
II Une intertextualité créatrice : les textes racontent un accomplissement (dans la réalité objective) et sont produits par un accomplissement interne (dans l'écriture même) 
La Parole de Dieu est dite créatrice, et les textes accomplissent ses promesses... 
... cela dans un ''aujourd'hui de Dieu'' 
Un accomplissement interne par réécriture de scénarios-types : la typologie comme procédé de composition des textes de la Bible juive 
Les facilitations grammaticales : des temps verbaux en attente d'accomplissement, par la conversion d'une lettre 
Des usages de l'Énallage... 
… et ceux de la Prolepse 
III Enfin et surtout, une absence de distinction possible entre le propre et le figuré 
1° Les personnages et les lieux sont utilisés ou inventés pour et par leurs noms 
Ainsi il n'y a pas de différence entre nom commun et nom propre 
2° Le langage est à la fois moyen et fin (contenu) de l'histoire 
3° Et jusqu'à la mise en scène de l'écriture même... 
L'insistance explicite sur la chosification du signifié du mot (la manne 
Le degré suprême de littéralisation de l'activité même du lecteur : l'histoire racontée consiste à manger le livre 
4° Le langage est utilisé comme substitut de l'image, comme figuration graphique 
Le texte du Lévitique comme architecture vivante, selon Mary Douglas 
 
2è Partie : 
Les Évangiles sont des midrashim 
 
2eP. INTRODUCTION 
POUR UNE LECTURE PLUS JUSTE 
DES ÉVANGILES
 
I Impasses interprétatives actuelles 
II Insuffisance des outils conceptuels 
L'impasse du ''légendaire'' 
Le flou sur les mythes et l'allégorie 
La question des genres du texte, atomisée en multiples analyses 
III L'hypothèse midrashique et le tremblé herméneutique 
Une élaboration textuelle liée au sens figuré... 
... mais entièrement dans le cadre de l'utilisation des Écritures précédentes 
Une autre approche du symbolique : celle du midrash  
Les seules certitudes 
Dépasser les seules études d'histoire des idées... 
... et accepter l'existence d'originaux en hébreu 
Un sublime personnage de papier 
L'hypothèse midrashique et l'apport essentiel de Bernard Dubourg et de Maurice Mergui 
Le choc des herméneutiques 
L'hellénisme ; distinguer les apports possibles de la stylistique grecque, et les aides constitutives à la théologie subséquente 
Herméneutique juive et rhétorique 
 
2e P. CHAPITRE I 
QUEL ACCOMPLISSEMENT ?
 
I Confusions autour de l'accomplissement : dans la temporalité ou dans la textualité ? 
1° L'herméneutique chrétienne de la figura (=typos =préfiguration) masque les confusions sur l'accomplissement 
L'herméneutique de la figura 
2° Les confusions autour de l'accomplissement 
La croyance en des événements réellement arrivés 
II L'accomplissement dans la Bible hébraïque : à la fois (censé) réalisé dans la réalité, et décrit comme tel dans des textes... 
1° L'accomplissement est dit (être la grande œuvre de YHWH) 
Les attentes eschatologiques 
2° L'accomplissement est fait (par les rédacteurs) : 
L'accomplissement par le texte même... celui du midrash 
Le MiDRaSH comme interprétation réalisante 
La confusion entre l'accomplissement dans le texte et l'accomplissement des temps 
La grande illusion de la confusion entre signifié et référent 
III Nouveau Testament : l'explicite et le confondu 
1° Des midrashim de qualité supérieure 
L'accomplissement comme reprise dans un temps hors du temps, celui des fins dernières 
Du MaSHaL au carré 
2° La règle du jeu est explicite et cachée à la fois 
Le contenu des Évangiles comme accomplissement : le plérôme et le telos 
Le plérôme et le Nom ; le telos et l'achèvement de la Genèse 
Deux catalyseurs en grec ? Que la promesse est le message, la (bonne) nouvelle ; et que l'accompli est l'enceint 
 
2e P. CHAPITRE II 
QUELLE INCARNATION ?
 
I Des individus symboliques, et qui incarnent leur collectivité 
1° Juifs et païens : reprise de personnages-clés 
Zacharie et Elisabeth = les juifs du Temple 
Marie et Marthe de Beth Hani, reprise de Noémi et Ruth du Livre de Ruth 
L'Hémorroïsse et la fille de Jaïre : la païenne et l'héritière 
La Samaritaine est son peuple même, les Samaritains 
Marie Madeleine ou la nouvelle Eve 
2° Jean le Baptiste, Jean, Pierre et les Douze 
Jean le Baptiste 
Jean et Pierre, ou qui gagne la course ? 
Les Douze Apôtres : les douze tribus du nouvel Israël 
3° Marie est le Peuple juif personnifié 
Le premier signe chez Jean : les noces de Cana, ou la reprise de l'alliance de Dieu avec son peuple 
La virginité retrouvée de la communauté des Hébreux 
La Mère d’un nouveau Corps, le Corps mystique 
II L'Incarnation, premier aspect : une personnification ''horizontale''. Le Corps de Jésus-Christ = l'Homme-Peuple 
1° La mise en nouveau scénario de personnages prophétiques, déjà Individus-collectifs 
Le nouvel Adam 
Le nouveau Moïse 
Le personnage Jésus-Christ est aussi le nouvel Élie et le super Élisée 
Le nouveau Josué(-Jésus1) 
2° Une mutation rhétorico-herméneutique : la mise-en-personnage-individuel des figures messianiques collectives de la Bible juive 
Le Serviteur souffrant en Isaïe 53 
Le Fils de l'homme comme peuple en forme d'individu en Daniel et Hénoch 
Le Fils de l'homme comme but de l'histoire : engendrements politique, éthique, métaphysique 
3° Un nouvel homme =deux peuples en un =un nouveau peuple 
Le personnage ''Jésus'' est d'abord son Peuple personnifié 
Deux corps en un Homme nouveau 
4° Un Messie qui unit les différents traits messianiques  
Les différents Messies attendus 
À la fois le Messie Fils de David... 
... et le Messie fils de Joseph 
L'union des divers types de Messie pour mieux réconcilier le(s) peuple(s) 
III L'Incarnation, deuxième aspect, une personnification ''verticale'' : la tente de la présence de Dieu devenue ''réellement'' Corps  
L'Incarnation, résultat de la double personnification 
1° En tant que Peuple personnifié, il est le Fils de Dieu 
C'est en tant que peuple d'Israël qu'il est le ''Fils de Dieu'' 
2° En tant que Peuple-Roi et Messie-Fils de-David, il est l'Incarnation-personnification du Temple... 
Les trois identités fondatrices : la Torah-Écriture-Parole, le Corps, le Temple 
Reconstruire le Temple, ce en tant que Messie-David ou Fils de David (Salomon) 
L'équivalence explicitée entre le Temple et le Corps du Messie 
L'aspect fondamentalement collectif du Temple, — et de ses pierres 
La pierre d'achoppement et la pierre d'angle 
3° … et plus précisément, de la Tente de la Rencontre (= le Tabernacle), c'est-à-dire de l'Arche d'alliance (qui contient l'écrit de la Promesse), c'est-à-dire de la SHeKHiNaH  
La SheKHiNaH de YHWH faite homme 
L'ultime fête de SouKKôTH 
L'Incarnation est l'entabernaclement, la descente dans la Tente 
Or le Tabernacle était oint, comme le Messie (l'Oint), et aspergé de sang.. 
... et la rencontre d'Elizabeth et de Marie à la Visitation est la rencontre de David avec l'Arche d'Alliance 
Une puissante stimulation à la croyance à l'Incarnation ? L'identité, en grec, par le mot skenos, du Temple et du corps 
 
2e P. CHAPITRE III 
QUEL SALUT ? 
CE QUI S'INCARNE ET QUI SAUVE,  
C'EST LE NOM
 
I Pourquoi le Logos devint-il chair ? 
Le Logos johannique et celui de Philon d'Alexandrie : hellénisme ET judaïsme ? 
Une performativité inouïe du langage 
II Le salut se fait par l'Incarnation du Nom 
1° Le Nom de Jésus est d'abord celui de Josué, c'est-à-dire ''C'est-YHWH-qui-sauve'' 
Josué-Jésus 1 : celui qui fait entrer dans la Terre promise, et dans le nom de qui est entré le H de Dieu 
Le Jésus n°2 : le Grand prêtre qui, au retour d'exil, a dirigé la reconstruction du Temple 
Jésus-3 va être racheteur en étant Messie-prêtre, c'est-à-dire en ayant un rapport unique au Nom de Dieu 
2° Le nom de Jésus dans le christianisme ultérieur 
L'importance du culte du « saint Nom de Jésus » 
La thèse des kabbalistes chrétiens : le nom de Jésus en tant que nom de YHWH rendu prononçable 
Les lettres de YHWH dans le nom de YeHoSHouA 
3° L'Incarnation comme descente du Nom de YHWH 
La fonction sacerdotale du Grand-Prêtre : manifester le Nom qui sauve 
La thèse de Dubourg : la descente des voyelles 
La question du titulus crucis 
La mise en récit des prophéties au sujet du Nom  
III L'Incarnation des deux formes de la Torah 
1° Incarnation, et personnification des prosopopées 
La Sagesse en personne 
Sagesse et Verbe de Dieu 
2° Personnification de la Torah 
Rendre visible la Voix 
L'Incarnation c'est aussi la Personnification de l'Écriture 
Trois ans de vie publique : ne serait-ce pas la personnification des trois ans du cycle liturgique ? 
Le dogme chrétien de l'identité entre Évangiles et Corps 
3° L'Incarnation des deux formes de la Torah, la Torah écrite et la Torah orale 
La personnification ... de l'Exégèse même ? 
 
2e P. CHAPITRE IV 
QUELLE PASSION ? 
LE COMBLE : 
SACRIFICE ET CROIX GLORIEUSE
 
I La venue du Messie : présence du comble 
Les signes de la fin des temps 
Le comble messianique : l'inversion des valeurs 
Le comble du malheur 
Le comble et l'inversion dans l'histoire du Rouleau d'Esther 
II La Passion : quel message de la mise à mort ? 
1° Quel sacrifice ? Les fausses pistes des mécanismes réels sur un homme historique 
Les religions à mystères ? 
Un lien avec les Saturnales ? 
Un lien avec la fête babylonienne des Sacées ? 
Notre thèse 
Dans le judaïsme l'attente d'un messie souffrant et libérateur 
Le sacrifice d'expiation dans la Bible hébraïque 
Premier siècle avant, premier siècle de notre ère : les réinterprétations de passages bibliques en termes de sacrifice volontaire 
2° La mise à mort du messie-Corps du Peuple : Communion et Passion 
L'Eucharistie : corps et sang du peuple 
Variations sur la liturgie du seder de Pessah : l'Eucharistie et l'aphikoman... 
... mais aussi, l'explicitation de la personnification 
La Passion est entièrement faite avec des phrases de l'Ancien Testament 
Les Évangiles : mort collective avant que d'être inventée comme celle d'un individu 
3° Personnification, expiation pour, substitution 
« Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple » 
Pourquoi les deux jumeaux Jésus Barabbas et Jésus Fils du Père ? 
En tout cas, la question de la substitution est au cœur de l'affaire 
III La Crucifixion : élévation renversante 
1° Le texte dit les signes positifs en même temps qu'il décrit l'épreuve 
La Couronne d'épines 
Le vêtement « magnifique », « de pourpre », que lui mettent les soldats 
L'Ecce Homo 
2° La croix, entre langage et objet 
Le deux en un : la création de l'unité du Peuple nouveau 
La croix comme signe de la victoire 
Le nouveau Moïse : sauveur par les bras élevés en croix 
La Croix, opérateur d'inversion 
Mort, donc ressuscité 
3° Le THaW, fin de l'histoire et signature divine... 
Le Signe par lequel YHWH sauve : chez Ezéchiel 9 
Le THaW, signe du Nom de Dieu : concentré de l'alphabet, donc de la toute-puissance 
La signature langagière de l'histoire 
 
2e P. CHAPITRE V 
FIGURES ...
 
I Un type sublime d'écrit : par nouvelle figuration 
Un nouveau statut d'écriture  
1° La mise en personnes et en actions de mots porteurs de sens 
L'invention de Nazareth et le Nazoréen 
Béthanie, Joseph d'Arimathie, Emmaüs... 
Un pavage devenu femme, une femme devenue pavage 
Le personnage Pierre, fait avec toutes les histoires de pierre de l'Ancien Testament, plus le retournement... 
Des personnages créés par mise en acte de textes déclaratifs  
2° Des figures de rhétorique prises indûment-au-propre, clé de fabrication des textes bibliques 
Suffit-il de souligner, chez Paul, le mouvement messianique exprimé par la figure stylistique du « comme ne pas »? 
Le mécanisme des figures de rhétorique devenues objet ontologisé des dogmes chrétiens 
De l'amusement, à l'erreur de niveau sémantique : la Métalepse  
II Une auto-herméneutique ? Les clés du texte dans le texte même 
1° L'insistance sur la parole créatrice plurilingue 
L'insistance du texte sur les jeux de mots, les malentendus possibles, dus au mélange des langues 
Eli, eli ... 
2° L'insistance du texte sur le sens du texte 
Dans l'Évangile de Jean : la mise en scène de l'incompréhension des auditeurs 
3° Des textes qui mettent en récit les questions d'interprétation  
Le récit même tourne autour de la question de l'interprétation 
Les paraboles évangéliques ayant pour objet leur condition même d'interprétation ? 
Au milieu du texte, l'avertissement que le sens du texte est caché 
La ''livraison'' : identité voulue du signifié et du référent ? 
4° Tissus en tout genre  
Les bandelettes ne seraient-elles pas ce sur quoi on écrit ? 
Le ''en l'esprit'', à comprendre comme : ''par l'esprit de l'auteur'', voire ''au sens figuré'' ?  
La Pentecôte, anti-Tour de Babel 
 
CONCLUSION 
Autres personnages de papier 
Métaphysique occidentale et génie de la fictionnalité 
 
Glossaire 
Annexe 
Index rerum 
Index nominum 
Bibliographie 
Table des matières 
 
 
 
°paper in Approches, Paris, décembre 2017  
http://revue-approches.fr/ 
Traduction Jean Kalman 
 
THE GOSPELS AS MIDRASH  
 
by Dr Nanine Charbonnel, Philosophy Professor (University of Strasbourg, France) 
 
 
Presidential portraits are usually revealed after a president has left office, but the Smithsonian National Portrait Gallery made an exception today when it unveiled a painting of Francis J. “Frank” Underwood, the fictional president played by Kevin Spacey on the Netflix series, “House of Cards.” The Washington Post 
 
No sooner is the issue of the historical Jesus’ existence considered than, amazingly, it is immediately rejected as off-topic. Nobody would say so… Atheists, themselves, do not question the existence of historical Jesus… The times are over when you could doubt… which nicely implies that you have to be a stupid nitwit or a complete ignoramus to indulge in such a preposterous assertion. To put it bluntly, it reminds us of what the judge said at Zola’s trial during the Dreyfus affair, “It is out of point to broach the issue of Dreyfus’ guilt…”. Last but not least, the matter is deemed ridiculous. And yet this fascinating question cannot be overlooked or left aside. 
My concern is not how to cope with churchgoers, their various denominations or Christianity as such. Far from that, as a philosophy professor I always put emphasis – in my lectures as well as in my books – on the close link between the history of western metaphysics and the progress of theology. As a matter of fact, I wonder how to undermine the lukewarm consensus of nonbelievers who lose the benefit of one of the most inspiring adventures of the human spirit. Far from considering the Gospels as legendary tales from which we would be free to leave aside whatever we consider unsatisfactory or due to the faulty memory of awkward disciples, I claim that they should be thoroughly examined and scrutinized. It is the necessary condition to read them as Jewish Midrash literature, intended to feature the coming of the latter-day Messiah. They are sophisticated masterpieces, not only because of the traits of the central persona but also because of the skills of those who could delve into the subtleties of Hebrew texts. 
 
Let us first mention a few basic points. 
1 – Hardly anything is known of the dates when the Gospels were written. The same applies to the other parts of the Christian canon, which was defined as such in the 4th century. More precisely we do not know the order in which they were published. The dates that are suggested are often based on confusion between the date of writing and the date of what is described in the texts. 
2 – It is impossible to make sense of the New Testament if we do not take the Old Testament or Hebrew Bible into account. The authors of the New Testament had full insight into the Torah. 
3 – Neither is it possible to grasp the implications of the New Testament without referring to the multitude of inter-testamentary literary texts e.g. the Qumran documents.  
4 – The important apocryphal literature is not to be overlooked either. It was put aside by the later Church authorities and includes other gospels – in particular gnostic gospels. It has been published in four volumes of the prestigious French collection, La Pléiade. A fifth, even more important, volume is missing that would feature the numerous non-legal Jewish Midrashim or Haggadot. 
 
The approach of Gospels as Midrash is a two-fold hypothesis.  
First point.
The Gospels although only available in Greek were first written in Hebrew or Aramaic. This has been pointed out by catholic exegetes like Abbé Jean Carmignac (1976) or Pr. Claude Tresmontant (1983). They wrongly inferred that the original text was quite close to the historical Jesus. Only later were Bernard Dubourg (in 1987 and 1989) and Maurice Mergui able to make the appropriate assumption that the Gospels were to be read as Midrash. “The New Testament is a text of the same nature as Jewish Midrash. It is based on double entendre and deals with eschatology. It does not point at any historical facts. All its elements can be found in Jewish Midrash. Jesus’ healings are a metaphor of the admission of pagans into the [latter-day] alliance. The theme of a law whose weight would not be so heavy to bear is a key-issue in the Gospels and is already anticipated in current debates within Judaism as can be found in the Midrash of the Book of Ruth. New Testament narratives are supposed to meet some very specific requirements. Its vocabulary and arguments follow a rather strict code. Christianity developed through a univocal approach that missed the art of double entendre in the texts.'' 
 
Second point. In my book I draw a parallel between all that is said about Jesus’ actions, attitudes or feelings and ancient Jewish texts. Divided in two columns covering 43 pages I point out clear evidence that the authors of the texts always had those Jewish sources on their minds when they wrote their narratives. This Jewish material is used like playing bricks and they should not be read as historical references. And yet, unlike what was claimed on a catholic website, the edition of the Gospels was not a mere cut and paste process, it was developed in a sophisticated way by outstanding human minds. I give a specific and in-depth account of the devices to be found in the narratives and which became later like stumbling blocks in further interpretation. They usually result from a shortcoming in the handling of complex proper and figurative meanings. 
 
First of all, the notion of accomplishment appears within the text and not in reality. The personal God of the Jewish Bible, YHWH, is characterized by the concomitance of Word and Action. The Word of God is effective and the texts are the fulfillment of his promises. There is no distinction between reality within the text of the Scriptures and worldly reality. The Hebrew and the ideological approach make the distinction impossible. Midrashim make God’s desire to accomplish what he promised come true. They take place in God’s present days which are not any different from the days to come. It is therefore possible to write a new text based on ancient narratives and deal with the future as well as the past. Christians tend to believe that the accomplishment has already taken place although it took place only in their texts, unlike what we find in literary fiction. 
 
Personification. Two forms of personification are already to be found in the Hebrew Bible. On the one hand we come across characters that are both individual and collective. Let’s name the corporative personae of Abraham, Jacob, Job, Isaiah’s Servant, Daniel’s Son of Man… 
On the other hand we find a lot of rhetorical personifications. They are to be taken as figurative terms as is the case with Jerusalem as a woman. The corporative and rhetorical personifications can sometimes be fused. In the Gospels, Jesus is skillfully depicted as embodying the Jewish people – in that case, he appears in a context where he is called My Son. But he can also embody YHWH’s presence or Shekhina, for example when he says ‘I will stay in the midst of my people’. This provides a clear insight into the theology of Salvation for God’s people and the theological notion of Incarnation. 
 
The inappropriate grasp of metaphorical devices. The Hebrew Bible already makes it impossible to separate proper meaning and figurative meaning. Characters and places are often mentioned because of what they are called or ascribed names that reflect their significance. There is no clear cut distinction between common names and proper nouns. A case in point of the confusion between metaphor and proper meaning is to be found in narrative of Daniel in the lions’ den which originates in a coined phrase that was understood as referring to a true story. Eating the book has also been featured as a real action. In the Gospels we often find warnings whose purpose is to make it clear that the text is to be construed as figurative. The misunderstandings are highlighted and the reader is invited to keep away from the traps of erroneous interpretations, which we are all the more likely to fall into as the Hebrew-speaking writers could master two or three languages. This approach clearly opens up new exciting perspectives free from any Christian temptation to hostility towards Judaism. 
 
In conclusion the essential part played by language and discourse will be never overstated. Remember that Salvation finds its source in God’s name. Unfortunately we suffer from lack of secular academics as well as from inappropriate terms to define and analyze the contents of the New Testament for it is neither a myth nor a legend or a tale, it is neither fictitious literature nor a novel or a homily but a unique combination of all of these. To sum it up, there may not be any better citation than this short extract from Alexandre Dumas’s Memories which is to be taken literally. “It is the privilege of novelists to create characters who kill those of historians. The reason for this is that historians only evoke mere ghosts of the past whereas novelists create characters of flesh and bones.” 
Nanine Charbonnel 
 
 
As a specialist in hermeneutics, Dr Charbonnel published various books among which Philosophie de Rousseau (Rousseau’s philosophy), 3 vols., Aréopage, 2006;  
Comme un seul homme. Corps politique et Corps mystique (Together as one. Body Politic and Mystical Body), Aréopage, 2010 ; 
Critique des métaphysiques du propre. La ressemblance et le Verbe (Critique of the literal sense in metaphysics. Similitude and Logos), Hildesheim / Zürich / New York: Olms Verlag, 2014, and  
Jésus-Christ, sublime figure de papier (Jesus Christ as a sublime paper persona), Berg International, 2017. 
 
 
 

 

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Modifié en dernier lieu le 27.09.2020